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D'une durée de 25 ans, ce projet aura des impacts et des retombées dans les deux pays, mais principalement au Tchad, un des pays les plus pauvres du monde. Selon les estimations du Groupe Banque mondiale, les retombées fiscales pourraient atteindre une moyenne annuelle de 20 millions $US au Cameroun et 80 millions $US au Tchad. Le consortium international chargé du projet global de production et d'acheminement du pétrole tchadien est constitué de :
Deux compagnies de droit tchadien et camerounais sont également impliquées dans la construction et l'exploitation de l'oléoduc : la Tchad Oil Transportation Company, ou TOTCO, dont le Tchad détient des actions, et la Cameroon Oil Transportation Company, ou COTCO, dont le Tchad et le Cameroun détiennent des actions (source : The World Bank and International Finance Corporation - Report No: 19343 / April 13, 2000, disponible sur le site Internet du Groupe Banque mondiale). Pour que le projet contribue à réduire la pauvreté et améliore le bien-être des populations, le Groupe Banque mondiale a mis sur pied et finance un certain nombre d'initiatives qui ont pour but d'aider les institutions tchadiennes et camerounaises à augmenter leur capacité de gestion du projet pétrolier. Des mesures ont été prises pour que les revenus qui seront tirés du projet pétrolier soient consacrés au développement social et économique des populations les plus pauvres. En 1998, le Parlement du Tchad votait une loi, proposée par le Gouvernement, sur la Gestion des revenus pétroliers. Cette loi affecte les revenus pétroliers majoritairement à des programmes d'éducation, de santé, de développement d'infrastructures, ainsi qu'à la création d'un capital à long terme au profit des générations futures. Le texte de la loi est disponible en Annexe 2 du document intitulé IBRD/IDA Project Information Document sur le site Internet du Groupe Banque mondiale. Pour assurer la réussite environnementale et sociale du projet et le respect des engagements de chacune des parties, la Banque mondiale et les gouvernements du Tchad et du Cameroun ont mis sur pied divers groupes de suivi, dont un groupe indépendant de supervision, le GIC ou Groupe International Consultatif.
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